Face à un cas de mutilation...

Si vous êtes témoin d’un cas de mutilation ou si vous craigniez qu’une fillette soit prochainement mutilée que devez-vous faire ?

En France, il n’y a pas d’alternative : médecins et professionnels comme tout citoyen sont tenus par la loi de signaler qu’une mutilation (excision ou infibulation) a été pratiquée sur une enfant. Ne pas le signaler est considéré comme un délit, que l’opération soit pratiquée en France ou à l’étranger.

Votre silence peut en outre signifier un accord, une tolérance par rapport à ces pratiques qui seront ainsi perpétrées sur d’autres fillettes de la même famille ou du même groupe social.

Agir c’est d’abord persuader. Pour persuader les familles de renoncer à ces pratiques, adressez-vous aux associations qui luttent contre les mutilations sexuelles en France et en Afrique. Ces personnes pourront rencontrer les familles concernées pour les informer du danger de ces pratiques et des sanctions pénales qu’encourent les deux parents et l’exciseuse.

Si vous redoutez qu’une fillette soit mutilée en France ou à l’étranger à l’occasion d’un voyage, vous pouvez appeler le parquet des mineurs du tribunal de grande instance ou le Procureur de la République du lieu de résidence. Le juge des enfants a autorité pour interdire la sortie du territoire de l’enfant menacé.

Vous pouvez également vous adresser aux services sociaux et médico-sociaux tels que le Service départemental de l’aide sociale à l’enfance (ASE), et le service départemental de protection maternelle et infantile (PMI).

Pour signaler un cas de mutilation constaté vous pouvez appeler le Procureur de la République.