Des conseils pour ma sécurité

Si cette forme de violence vous concerne directement ou une personne de votre entourage, rappelez-vous que personne, en France, ne peut contraindre une femme à épouser un homme qu’elle n’a pas choisi elle-même.

Si vous êtes confrontée à un mariage forcé, que devez-vous faire ?

  • Contactez le procureur de la République auprès du tribunal de grande instance de votre département. Si vous êtes mineure, vous pouvez contacter le juge des enfants.
  • Parlez-en à une personne dont le métier est de vous accompagner et de vous écouter : l’infirmier-e ou l’assistant-e social-e du lycée/collège, un professeur, un-e éducateur-trice, un adulte de votre entourage en qui vous avez confiance.
  • Alertez un maximum de personnes susceptibles de vous apporter leur soutien et vous accompagner dans vos démarches, comme une association, une amie.
  • Scanner et sauvegarder vos papiers d’identité dans une adresse mail connue de vous seule ou faites-en des photocopies et placez-les chez une personne de confiance.

Pour obtenir une protection, en cas de mariage forcé

Si la menace d’un mariage forcé à l’étranger pèse sur vous, avant votre départ, vous devez suivre les consignes de vigilance citées plus haut et contacter le Bureau de la protection des mineurs et de la famille au Ministère des affaires étrangères (mariageforce.fae[@]diplomatie.gouv.fr - tel : 01 43 17 80 32) ou une association. En dernier recours, à l’aéroport, il vous est possible d’alerter la police de l’air et des frontières qui doivent vous protéger.


Si vous êtes à l’étranger, contactez le consulat ou l’ambassade de France la plus proche de votre lieu de résidence (adresses sur le lien http://www.mfe.org/index.php/annuaires).

Des autorités consulaires françaises prennent les mesures adaptées pour assurer, avec leur consentement, le retour sur le territoire français des personnes de nationalité française ou qui résident habituellement de manière régulière sur le territoire français y compris celles retenues à l’étranger contre leur gré depuis plus de trois ans consécutifs, lorsque ces personnes ont été victimes à l’étranger de violences volontaires ou d’agressions sexuelles commises dans le cadre d’un mariage forcé ou en raison de leur refus de se soumettre à un mariage forcé.

Si vous bénéficiez d’un titre de séjour de dix ans, sachez qu’il devient caduc au-delà de trois ans passés hors du territoire français.