Des conseils pour ma sécurité

Mon ami vient de me frapper. Que dois-je faire ?


Ne restez pas seule, appelez les services de police ou de gendarmerie le (17 ou 112) depuis un téléphone portable. Vous ferez l’objet d’une attention particulière de la part des services de police et de gendarmerie qui ont mis en place des dispositifs d’accueil et d’aide aux victimes, notamment la présence de psychologue ou intervenante sociale, d’association d’aide aux victimes.

En dehors d’une situation de danger imminent, comment préparer son départ du domicile ?


Il est important d’imaginer un scénario de protection, pour vous-même et vos enfants.

  • Identifiez des personnes pouvant vous venir en aide en cas d’urgence. ;
  • Notez et apprenez par cœur les numéros de téléphone importants (service de police, SAMU, permanences téléphoniques de services d’aide aux victimes) ;
  • Informez vos enfants sur la conduite à tenir ;
  • Scannez et enregistrez dans une boite mail connue de vous seule ou déposez en lieu sûr (chez votre avocat, des proches ou des associations) certains documents (papier d’identité, carte de Sécurité sociale, bulletins de salaires, diplômes, documents bancaires, titres personnels de propriété…), ainsi que les éléments de preuve qui constituent votre dossier (certificats médicaux, récépissé de dépôt de plainte ou main courante, décisions judiciaires…) ;
  • Faites ouvrir un compte bancaire personnel à votre nom de naissance avec une adresse différente de celle de l’auteur.

Puis-je conserver mon domicile ?


• Quelle que soit votre situation matrimoniale, en cas de danger, vous pouvez saisir en urgence le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal de grande instance pour obtenir l’attribution provisoire de votre logement et l’éviction de votre compagnon violent, dans le cadre d’une ordonnance de protection.


• Si vous êtes propriétaire du logement conjugal, vous pouvez demander au JAF qu’il soit fait interdiction à votre conjoint de s’y rendre, ce qui est implicite et résulte de la décision ordonnant la résidence séparée.


Cette éviction du conjoint violent est également possible dans le cadre d’une procédure pénale.

Si je quitte le domicile, est-ce que ce sera un abandon du domicile conjugal ?


Le fait de subir des violences justifie votre départ du domicile commun. Pour faire valoir vos droits et empêcher que ce départ ne vous soit reproché, vous pouvez déposer une main courante au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Faites constater les conséquences des violences subies par un médecin et rassembler des éléments de preuve (attestations de votre entourage…).

A quelle(s) aides(s) financière(s) puis-je prétendre ?

Suivant ses ressources, son âge et sa situation familiale, il est possible de recevoir différentes aides.

Vous pourrez bénéficier des droits à l’assurance chômage, si vous avez porté plainte et avez été contrainte de déménager et donc de quitter votre emploi.

Des aides au logement (aide personnalisée au logement, allocation de logement familiale, allocation de logement sociale) peuvent être attribuées. Il faut s’adresser à la caisse d’allocations familiales (CAF) ou à la caisse de mutualité sociale agricole de son domicile.

Vous pouvez vous adresser aux services sociaux pour une demande de revenu de solidarité active ou une aide du fonds d’aide aux jeunes (FAJ).

Mon compagnon me dit que si je parle je n’aurai pas mon titre de séjour. Qu’est-ce que je peux faire ?

Si vous êtes victime de violences conjugales, la loi vous protège.

  • En cas de violence commise après l’arrivée sur le territoire du conjoint étranger d’un français ou bénéficiaire du regroupement familial mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le préfet a l’obligation de délivrer la carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » sauf menace à l’ordre public. Il vous faudra fournir des éléments justificatifs des violences notamment dépôt de plainte, condamnation du conjoint pour ce motif, justification par témoignages, attestations médicales…
  • Le préfet renouvelle ce titre de séjour, même si la personne ne remplit pas la condition de communauté de vie en raison de violences conjugales subies de la part de son conjoint. Il vous faudra fournir des éléments justificatifs des violences notamment dépôt de plainte, condamnation du conjoint pour ce motif, justification par témoignages, attestations médicales…
  • Si vous bénéficiez d’une ordonnance de protection, la délivrance ou le renouvellement de cette carte, que vous soyez en situation régulière ou irrégulière, est automatique.


Demandez le soutien d’une association spécialisée qui vous guidera dans vos démarches.

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