Des conseils pour ma sécurité


NE RESTEZ PAS SEULE et PARLEZ-EN à vos collègues, à votre entourage, à un-e professionnel-le (médecin, assistant-e social-e, avocat-e) ou adressez-vous à une association. Contactez le 3919 qui est à votre disposition pour vous écouter et conseiller.



Vous pouvez également alerter le chef d’entreprise ou le chef de service, si possible par écrit.


Vous pouvez aussi solliciter les instances représentatives : délégués du personnel ou délégués syndicaux, comité d’entreprise, comité d’hygiène et de sécurité au travail).


Vous pouvez également en parler avec le médecin du travail et/ou l’inspecteur du travail.

Pour en savoir plus consultez le site du Ministère du travail

Vous pouvez en outre saisir le Défenseur des droits (www.defenseurdesdroits.fr).



En tout état de cause, il est important que vous constituiez un dossier très détaillé où sont rassemblées les preuves du harcèlement que vous subissez et, si possible, des témoignages directs d’autres victimes et des témoignages indirects de votre entourage. Si vous subissez une agression ou si votre santé se détériore, consultez un médecin qui vous délivrera un certificat médical.

Ainsi il faut que vous conserviez les éléments qui laissent présumer le harcèlement sexuel tels que :

  • Les échanges de mails, sms, mots manuscrits ;
  • Les échanges de lettres avec votre harceleur ;
  • La trace de refus de promotion, primes, formations etc. ;
  • Les magazines pornographiques, par exemple, déposés sur le bureau ;
  • Les certificats médicaux (y compris médecine du travail) et arrêts de travail ;
  • Les attestations, le cas échéant, de témoins ;
  • Les attestations de toutes personnes ayant reçu des confidences circonstanciées (inspection du travail, collègues, parents et amis, syndicalistes…) ;
  • Les noms d’anciens salariés dont vous avez pu entendre dire qu’ils avaient quitté l’entreprise à cause de harcèlement sexuel ;
  • La copie de plaintes ou de mains courantes.

Ces éléments auront vocation à être produits devant le tribunal correctionnel, en cas de procédure pénale, ou devant le conseil de prud’homme ou le tribunal administratif, selon votre statut, en cas de procédure civile.
En effet, vous avez plusieurs recours possibles mais il est recommandé de prendre conseil auprès d’instances spécialisées (voir plus haut) car chaque situation est unique.